Le tiers-secteur romand: Une nébuleuse à haut potentiel

Je me souviens encore d'une réaction indignée, lors d'une assemblée générale, lorsque nous avions évoqué la possibilité d'avoir un modèle premium pour notre association, c'est-à-dire de mettre gratuitement à disposition huitante pour-cents de nos services et de commercialiser une autre petite partie.

"Nous sommes une association, nous n'avons pas le droit de faire des affaires !"

Et ce ne fut pas la seule fois où j'ai dû faire face à des hésitations à ce propos. Or, comme entre le blanc et le noir il existe une infinité de tons de gris, il existe aussi d'innombrables variations entre l'économie de marché purement spéculative et l'action caritative survivant à force de donations, legs et cotisations.

Michaël Gonin nous expose, dans cet excellent article (en français), la nébuleuse des organisations du tissu romand. Mais détrompez-vous, ce panorama n'est pas l’apanage de la Suisse romande, on le retrouve partout ailleurs, ou presque.

Bonne lecture!

Le tiers-secteur romand, une nébuleuse à haut potentiel

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Le tiers-secteur romand, une nébuleuse à haut potentiel

Commentaires

Et de notre côté par exemple, notre association article 60, est a vocation commerciale, mais sans buts lucratifs. Ses membres se rémunèrent toutefois, via un portage salarial, qui simplifie l'intégration de multiples intervenants, sur une seule mission: Mixe de chômeurs (gain intermédiaires, reste à 100% au chomage, prolonge durée de son droit, jusqu'au 24 mois...), indépendant pas encore enregistré, ou Sarl qui donnera la facture de sa part... Une Coopérative simplifiée, et un abandon volontaire d'un modèle voué à devenir spéculatif. Une renonciation à une capitalisation malsaine. Mais pour autant, comment assurer retraite et bénévolat ? Facile, en portage, tu es salarié (de toi-même). Et si tu fais trop d'argent avec l'association, tu va créer une fondation, par exemple, pour soutenir le bien-être et la prévoyance des membres de l'association. Elle peut même devenir d'utilité publique ! Alors SA ou Sàrl, c'est l'ancien monde, laissez tomber: Association, Coopérative, Fondation, c'est vieux, mais c'est ce qu'il faut pour la nouvelle humanité ;-)
Portrait de Claude

C'est ce que l'on utilisait, avec pas mal de nuances, pour l'incubateur Essaim, de la Chambre de l'économie sociale et solidaire APRÈS-GE.

La seule remarque sur ton commentaire, c'est que la Sàrl et la SA ne sont pas prêtes à lâcher le morceau et à se faire reléguer à l'ancien monde!

Mais il ne faut pas désespérer et continuer à propager l'idée d'un futur plus sain...

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